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| Mon Journal : En Garde : Sabre de bois ! |
![]() Le N°1 de la revue |
Après ce bref interlude dans les BD enfantines, revenons aux revues orientées aventures médiévales
et/ou antiques et notamment : "En Garde". La revue En Garde : 96 numéros de juin 1962 à janvier 1987. Jusqu'au N°11, la revue était un "spécial vacances" paraissant trois fois par an, puis elle devint trimestrielle jusqu'à la fin. Ce fascicule eut 196 pages jusqu'au N°13, puis 164 jusqu'au 56 et enfin finit à 132. Comme souvent, Enzo Chiomenti signa bon nombre de couvertures, parfois aidé par Onofrio Bramante et sur la fin, par Zamperoni. Petite particularité, "En Garde" n'eut pas de N°1 car il s'appelait alors "Panache", titre que publiait déjà Impéria. suite au procès qui suivit, l'éditeur changea le nom de la revue. |
| Un Auteur : Giancarlo Alessandrini Giancarlo Alessandrini est né le 20 mars 1950 à Jesi (Italie). Il débute sa carrière en 1972 sur les conseils du dessinateur Silvano Marinelli. Il se présente à la rédaction du "Corriere dei Raggazzi" où il rencontre Aldo Di Gennaro et commence à travailler avec le scénariste Mino Milani. Sa première histoire sera "Il Cifrario del Maggiore Martin" de la série "L'inviato nel Tempo ". A la suite de ça, il travaillera aussi avec d'autres scénaristes comme Pier Carpi, Manocchia, Alfredo Castelli, Ventura, Selva ou Maltese. En 1973, il se lance dans la série "Anni 2000", toujours avec Milani et toujours pour le Corriere dei Ragazzi. Cette série fantastique se poursuivra sur 10 épisodes jusqu'en 1974. L'année suivante, il crée "Lord Shark" avec son compère Milani et dessine les 12 premiers épisodes avant de passer la main. En effet, sa carrière prend une autre tournure car il rentre au studio "Giolitti" et dessine quelques récits de guerre pour la "Fleetway" ainsi qu'un récit complet "La cortina di bambù" pour Dardo (l'éditeur de Blek). En 1976, il dessine encore un peu pour le "Corriere dei Ragazzi", notamment "Il Maestro", mais il se fâche avec cet éditeur et stoppe là sa collaboration. Il dessine alors "Eva Kant" (la compagne de Diabolik) pour l'édition italienne du "Cosmopolitan" sur des textes de Gomboli et Castelli. Ces épisodes à suivre seront réunis en album "Il Mago" en 1978. |
![]() La couverture de Pimpf Mag 3 par Alessandrini |
En 1978, il profite des relations de Castelli pour une brève collaboration ave cla "Mondadori" et l'épéhmère hebdomadaire "Supergulp". Il y fera 4 histoires sur des scénarios de Tiziano Sclavi (Steve Vadam) et Alfredo Castelli (encore lui !).
En 1980, il collabore à "Il Giornalino" où il dessinera quelques épisodes de la série "Ai confini dell'avventura" avec Sanmauro. Il participera aussi à "Storie di tutti i tempi" sur des textes de Renata Gelardini. L'année suivante, il créé avec Claudio Nizzi "Rosco & Sonny" et dessine les 8 premiers épisodes qui continuera avec Rodolfo Torti.
En 1982, Alfredo Castelli, qui avait déjà créé un personnage d'archéologue aventurier, propose à l'éditeur Bonelli "Martin Mystère" avec Alessandrini comme dessinateur. Depuis, il dessine toutes les couvertures de la série ainsi que de nombreux épisodes. En 1983, Alessandrini participe au sommaire d'"Orient Express" que Bonelli vient de racheter avec un bref récit "Il sorriso della Gioconda" en couleurs et en grand format.
En 1990, il dessine "L'uomo di Mosca" pour la revue "Torpedo" sur un scénario de Roberto Dal Prà. Cet album sera même publié en France chez l'éditeur "Bagheera" avec une pré-publication dans "France Soir". Il récidivera avec Dal Prà l'année d'après en dessinant "Anastasia Brown". Cette même année, il recevra le prix du meilleur dessinateur de l'année ANAF.
En 1992, il réalisera des histoires courtes et humoristiques pour "Comic Art" et participera à la nouvelle série Bonelli intitulée "Zona X". Il sera également consacré comme meilleur dessinateur au salon internationale des comics de Lucca et recevra le "Yellow Kid". L'année suivante, il dessinera une série d'aventures d'Indiana Jones pour Moliterni. En 1996, il dessine le N°13 de "Magic Patrol" avec Vincenzo Beretta comme scénariste.
Cette année, tout en continuant de dessiner Martin Mystère, il a réalisé gracieusement la couverture du N°3 de la revue des petits formats "Pimpf Mag" représentant Martin Mystère, mais aussi quantité de personnages célèbres de cette BD populaire.
La série principale ?
Les séries annexes

Le N°25 avec Gladius dessiné par ChiomentiTaroïo (scénario de Victor Mora) N°60 à 84 sauf le N°65. En fait, la revue n'a
jamais eu de série principale, mais Taroïo est celle qui a connu la plus grande longévité.
Série espagnole du nom de "El Jabato", elle est aussi connue en France sous l'appellation "Ajax".
Sous la Rome antique, Taroïo est accompagné d'Auroch, le colosse et de Cupidon, le poète chantant
(faux) qui sème la panique à l'aide de sa lyre. Ensemble, ils luttent contre l'injustice que ce soit
contre les chrétiens (dont ils font partie) ou de n'importe qui. On est ici dans le registre du héros
classique parcourant le monde pour sauver la veuve et l'orphelin.
NB : Cupidon n'est pas sans rappeler Assurancetourix, le barde d'Astérix qu'on essaie toujours de faire
taire.
| Godwin la Hache N°17 à 22. Série anglaise.
Aux environs de l'an 1000, la terreur règne en Angleterre avec l'invasion permanente des Vikings alors que
Elthered, le roi saxon paie rançon sur rançon pour ne pas perdre son trône. Pendant ce temps,
un forgeron du nom de Godwin assiste à la chute d'une météorite dans un lac. Par curiosité,
il repêche le météore qui se révèle être en acier avec lequel il forge
une hache capable de fendre un arbre d'un seul coup ainsi que six hachettes. Muni de cet arsenal, il décide
de repousser l'envahisseur et de redonner leur fierté aux saxons. Rapidement, il rencontre Ulric le nain
qui l'aide à s'en sortir, puis la jolie Elfrida en futie devant des vikings. Ensemble, ils forment un trio
hétéroclite luttant contre l'ennemi le sourire aux lèvres. Série souffrant d'un manichéisme
profond malgré des classiques mais pas désagréables. Les épisodes faisaient plus de
100 pages ! Gladius N°23 à 28. Série apparemment espagnole. Gladius est un révolté Cantabres luttant en Espagne contre les romains, mais il tombe amoureux de Fabiola la romaine alors que son rival le lâche Crisius et la fourbe Mircea assassinent Cassius, le père de Fabiola en faisant accuser Gladius. Mircea en profite pour hériter de Cassius et met sa fille à la rue. Elle sera recueillie par Caïus Scipio, un général romain qui tombe amoureux d'elle tandis que Gladius tente de démontrer son innocence pour récupérer Fabiola, sa bien-aimée. Bien que manichéenne, cette série ne manque pas de rebondissements et de coups de théâtres propices au suspens. |
| Kolos N°36 à 46. Série espagnole parue
dans sa propre revue sous le nom de "El Coloso El principe de Rhodas". Kolos est le prince de Rhodes, mais il est éloigné du trône par son oncle Milon qui a pris sa place. Rapidement, il sera rejoint par le jeune Sandros et par Phylon, l'esclave numide lanceur de javelot, qui lui vouent une fidélité indéfectible. Ses nombreuses péripéties l'amènent à lutter contre de nombreux ennemis, mais il s'en sort toujours grâce à une force hors du commun qui le verra même triompher d'Hercule. Dans le dernier épisode, il finit par triompher de tous et par épouse sa promise, mais bizarrement la conclusion est très rapide, voire même un peu bâclée. A noter que selon cette série, le fameux colosse de Rhodes serait la représentation de Kolos lui-même. Les longs épisodes fourmillent de rebondissements, un peu au détriment du réalisme. |
Kolos en version originale |
![]() Des paroles prémonitoires... |
Les trois Epées N°46 à 56. A Jérusalem,
Godefroy de St Omer sert le roi Baudoin II et lutte contre les "infidèles" quand son souverain
lui ordonne d'aller secourir Wilfired von Ritterschwert, le moine-guerrier, surnommé le "Teuton",
prisonnier du "Vieux de la montagne". En route, il fait la connaissance de Jauffré Cantagril,
chevalier contraint au vol par manque de fonds. Ensemble, ils seront prisonniers du vieux de la Montagne et retrouveront
ainsi le Teuton. Lors de leur évasion, ils se saisissent de trois épées et s'échappent
ensemble. A partir de ce moment, ils lutteront ensemble contre les infidèles et les ennemis du roi de Jérusalem. Une série de qualité abordant parfois des thèmes toujours d'actualité dans cette portion du monde toujours sensible. |
Lord Shark : (Nino Milani & Giancarlo Alessandrini
puis Enric Sio) N°64 à 80. Série italienne du même nom.
Injustement accusé de trahison, Philip Corbett est contraint de fuir l'armée et devient donc malgré
lui un déserteur. Accompagné d'Asha, son fidèle compagnon, il se déguise en indien
pour passer inaperçu. Alors qu'il attendait un train lui permettant de fuir, il est fait prisonnier par
l'armée britannique qui les traite sans ménagement. Alors qu'il réagit, on reconnait en lui
un européen et on essaie de lui faire avouer son identité, mais c'est cet instant que choisirent
une bande de rebelles pour attaquer le convoi. Ces derniers sont venus voler l'or des anglais, emmené par
leur chef : Shark. Alors qu'il demande à tous de s'agenouiller devant lui, Corbett refuse et le provoque
en duel. Un duel, dont il sortira vivant et avec un nouveau surnom : Lord Shark. Dès lors, il combattra
le colon en évitant toutefois de faire usage de la force pendant qu'en Angleterre, Hortense Osborne, l'élu
de son coeur attend son retour. Comme il ne vient pas, elle finit par aller le rejoindre en Inde pour découvrir
qu'il a disparu et est considéré comme un déserteur.
Une série passionnante et la première création graphique de Giancarlo Alessandrini : une réussite
!
Képi Blanc N°81 à 89. Série espagnole
parue en 1985.
Cette série raconte les aventures de légionnaires français luttant en Algérie contre
les rebelles. On les voit coincé entre la cruauté de leurs adversaires et la férocité
de leurs supérieurs. Chose étonnante, les "héros" récurrents n'ont rien de
vraiment héroïques et ils sont de toutes les nations : italiens, allemands, français etc...
Megax N°89 à 92. Série anglaise de la
DC Thomson parue en 1985.
Au pays de Braxas, un seul homme ose s'opposer au tyran Gorab et à son frère le sorcier Borgyl :
il s'agit de Megax, un sauvage à demi-nu doté d'une force herculéenne. Petit à petit,
il organise la rebellion pour renverser Gorab... et finit par y parvenir dans le dernier épisode. Alors
qu'on lui propose de devenir le nouveau chef, il refuse et préfère sa liberté.
Bien que dessiné par plusieurs artistes, ce personnage ressemble beaucoup à un Conan le barbare un
tantinet plus civilisé.
![]() Crak Crak ? |
Autres : Ivanhoé (Jean
Ollivier & J. Riera, René Bastard) N°1 à 10, 12, 14 à 16, Mousqueton (Rémy Bourles puis Lina Buffolente), Perceval (René Bastard) N°1 à 4, Falk, le chevalier sans
peur N°5 à 8, 11 à 16, Flèche
d'Argent N°12, Robin des Bois N°13, Les Quatre Magnifiques N°14,
La Patrouille Blanche (Maurice Toussaint & Franco
Caprioli) N°19 à 20, Richard le Hardi N°23,
Dan Panther (Santo D'Amico) N°27 à 28,
Nikos, le prince de Rhodes N°29 à 35, Olac (Lawrence, Dupuis) N°55 à 59, Le
masque Noir N°56 à 63, Les Voyageurs du
bout du monde N°60 à 63, L'oeil Magique N°85 à 88, Richard le bien-aimé (Rémy Bourles) N°90 à 96 (réédition) et Jean
le Tambour (P. Castex & Eugène Gire) N°94 à 96 (réédition). Insolite : Les 6 premières reliures comptaient 6 numéros avant de passer aux trois traditionnelles, ce qui avec des numéros comptant 196 pages devaient constituer des sacrés pavés ! Habituellement, en bande-dessinée, les fusils font "PAN PAN", mais il arrive parfois que des dessinateurs facétieux en décident autrement. Ainsi, sur la couverture du N°69, ils font "CRAK CRAK". Normal, me direz-vous quand on tire un coup... de fusil ! Encore un exemple de contournement malicieux d'une censure tatillonne. |
Internet
Bien entendu, on pourra toujours consulter l'index habituel des revues Mon Journal à l'adresse : http://bdmonjournal.free.fr/engarde/index.htm
Dominik Vallet