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La petite histoire de Pimpf : Chapitre I

Des PF par hasard

Ma rencontre avec les PF fut le fruit du hasard car mes parents n'en lisaient pas ou plus depuis des années et j'avais été bercé dans une ambiance plus propices à la lecture de romans que de bandes dessinées. Tout petit, j'avais donc commencé à acheter "Robinson Crusoë", "L'île au trésor" ou "La capitaine Fracasse", mais nos vacances estivales poussaient mon père a faire régulièrement une halte chez sa soeur. Or il se trouve que nos cousins (les enfants de la soeur, donc) avaient dévoré des PF étant plus jeunes et, pour occuper les enfants que nous étions, on nous en distribuait une partie à chaque passage. Mon frère et moi avons donc découvert pêle-mêle Akim, Capt'ain Swing, Safari (avec Klip et Klop), Mister No, Zembla. On y trouvait surtout du Mon Journal, un peu d'Artima et quelques revues Lug en complément. A l'époque, j'adorais Klip et Klop, Galax et le Capt'ain Swing, mais aussi quelques séries secondaires de Zembla comme les "Afrikanders", "Benny des Marais" ou le "Tocard Gang".

Petit à petit, nous avons fini par avoir l'ensemble des PF de nos cousins qui s'en moquaient éperdumment car ils avaient dix ans de plus. Pourtant ça n'en faisait pas une collection prestigieuse car c'était plutôt un ensemble hétéroclite de quelques numéros par revue. Quelques années plus tard, mon frère et moi découvrions les super-héros en vacances avec le Strange N°116, le Spécial Strange N°17 et toutes les revues Lug de ce mois d'août 1979. Nous avons tout de suite adoré, mais le retour au bercail ne nous permit de regoûter à ces plaisirs. En effet, il n'y avait pas de maison de la presse dans notre village. Un an après, nous replongions (toujours en vacances) et à partir de ce moment là, nous allions dépenser tout notre argent de poche dans ces revues bariolées. Déjà à l'époque, j'avais renoué avec une revue PF : Mister No qui était la seule à cette époque à rivaliser (à mes yeux) avec Spiderman. Une passion qui dura jusqu'en 1984 où le manque d'argent et un certain désintérêt m'éloignèrent de ces revues dont les prix avaient subitement augmentés à cause d'un dollar à 12 F. S'ensuivit une parenthèse de 14 ans.

Mister No forever

Après des études tumultueuses, une vie personnelle aussi et je me retrouvais marié et propriétaire d'une maison à 20 km au nord d'Auxerre. Je venais de découvrir internet et pour moi cela signifiait : faire des sites pour m'exprimer sur mes passions. J'ai commencé avec celui de mon fanzine de SF : Hors Service avant de poursuivre sur Pierre Desproges et Mister No. Pourquoi Mister No ? J'avais conservé (je suis très conservateur, je garde tout) toutes mes BD d'antan et je me suis décidé à relire mes vieux Mister No. Le plaisir qui a resurgi m'a plutôt surpris, je m'attendais plutôt à un sentiment du genre "Ca a vachement mal vieilli", mais pas du tout, j'ai adoré. J'ai donc décidé de compléter ma collection et d'en faire un site. Comme le veut le bon sens, je me suis inscrit sur tous les moteurs de recherche spécialisé ou non jusqu'au jour où j'ai lu une critique sur mon site qui disait à peu près : "Enfin un site sur les petits formats, ce parent pauvre de la BD. Le webmaster a commencé avec Mister No et c'est un très bon choix". Commencer ? Je n'avais pas l'intention d'aller plus loin pourtant. Malgré tout, j'ai ajouté une annexe sur Alan Ford, une BD de Magnus alors que je ne possédais qu'un numéro de cette revue, mais je l'avais adoré. Mais même à ce moment, j'étais persuadé de ne pas aller plus loin.

Evidemment, je me trompais lourdement au grand désespoir de ma femme qui voyait ces BD de poche en noir et blanc envahir notre espace vital. J'ai assez rapidement embrayé sur la collection "Comics Pocket" d'Arédit-Artima pour laquelle, j'ai fait un site également (une manie, je vous dis). Le sujet des PF commençait à me "dévorer" et je notais qu'il y avaitpeu de sites sur le sujet et surtout, qu'ils étaient difficiles à trouver. Eparpillés, mal référencés sur les moteurs de recherche parce qu'ils étaient l'oeuvre d'une poignée de collectionneurs passionnés. Je me dis alors que ce qui manquait, c'était une sorte de Yahoo sur les PF ! J'en touchais deux mots à un de mes amis libraires (et grand collectionneurs de BD) qui regarda d'un air ahuri, l'air de penser que j'avais perdu la raison. Je lui ajoutais que je souhaitais proposer une liste des sites existants parlant des PF, et, le cas échéant, ajouter des articles sur les PF. Il me rétorqua que Thomassian faisait déjà ça très bien (certes oui, mais pas sur internet et certains de ses ouvrages étaient épuisés).

Revigoré par cet "encouragement", je pris la décision de me lancer quand même. Nous étions en août 2000 et je profitais lâchement de mes congés annuels pour préparer mon projet afin qu'il soit en place pour le mois de septembre.

Pourquoi PIMPF ?

Il me fallait lui trouver un nom. J'ai toujours aimé les acronymes qui ont en eux-mêmes une signification particulière. Je cherchais donc un mot contenant "PF" afin de bâtir à posteriori l'acronyme qui deviendrait le nom du site. Dès le début, me vint le mot PIMPF. C'était un instrumental de DEPECHE MODE sorti en 1987 en face B de "Strangelove". J'avais même eu l'occasion de leur demander ce que signifiait ce mot lors d'une conférence de presse organisée par la FNAC. Il m'avait alors répondu qu'il s'agissait d'un mot de vieil allemand désignant une sorte de bestiole imaginaire. Une sorte de dahut en somme. Cherchant en vain, un autre vocable contenant PF, je me résignais à utiliser PIMPF sans me douter une seconde que ce mot était surtout connu pour être l'appellation des jeunesses hitlériennes avant et durant la seconde guerre mondiale. Plusieurs fois, j'ai demandé aux membres du forum s'il fallait changer le nom et la réponse fut toujours la même : NON ! Pour cette raison, et bien que je ne partage nullement les thèses de l'extrème droite (j'insiste !), le nom fut conservé car nous n'avons rien à nous reprocher sur ce sujet.

Reprenons. Comme mon idée initiale était de faire un Yahoo des PF, je pris la page d'accueil de ce site pour m'en servir comme modèle de celle de Pimpf!. A tel point que lorsque je m'inscris sur les moteurs de recherche, je reçus un mail sur service juridique de Yahoo m'intimant de modifier l'aspect de mon site. Je transformais alors mon logo rouge en bleu, j'enlevais le point d'exclamation pour le remplacer par un point d'interrogation et changer ainsi quelques petits détails afin de ne pas déclencher les foudres juridiques du géant d'internet. Le site fut lancer à l'adresse : http://pimpf.ovh.org début septembre 2000. L'aventure commençait !

à suivre...

Dominik Vallet


© Pimpf? le 03/12/2005. Proposer un site